mon beau jardin

17 janvier 2009

RECONNAISSONS NOS ARBRES

Pour les amoureux de la nature il très frustrant de ne pas pouvoir trouver le nom d'un arbre que l'on rencontre dans nos parcs ou forets

Il existe plusieurs méthodes qui nous permettent de les reconnaitre(la forme de leur tronc, leurs bois en hivers...).Nous allons aujourd'hui nous pencher sur leurs feuilles et les observer de plus près.

le 1er critère qui nous permet de les trier est la disposition des bourgeons sur la branche: opposés ou alternes.

schema_feuille_alterne

bourgeons alternes(comme le Platane,le Chêne,l'arbe de judée...)         

schema_feuille_opposee

bourgeons opposés(comme l'erable,le frêne...)

Les feuilles des arbres peuvent etre simples ou composées, ainsi le robinier est composé de plusieurs folioles sur la meme tige.

schema_feuille_simple

feuille simple(comme le Peuplier,le Tulipier,le Liquidambar..)

schema_feuille_composee

feuille composée(comme le robinier, le sophora, le frêne,le maronnier..)

Une fois cette selection effectuée,on peu observer la forme de cette feuille(ronde,dentelée,pointue allongée..) sa couleur parfois d'un vert très prononcée,certaines sont très dures comme le Magnolia et d'autre très souples comme le Tilleul.Leur odeur peut aussi etre déterminant

Aesculus

Marronnier d'inde(Aesculus hippocastanum)

Le Marronier possède des feuilles composées (en général 5 a 7 folioles) et des bourgeons opposés.ses feuilles sont longues légèrement gauffrées avec le contour dentelé.il existe une espèce à floraison rose (carnea) et une à floraison jaune(flava)

Alnus_glutinosa

Aulne(alnus glutinosa)

Le Aulne possède des feuilles simples et des bourgeons alternes.la face superieure est d'un vert foncé et brillant .Cette feuille possède des nervures prononcées et poilues.l'extrémité est très arrondie.

Acer_platanoidesAcer_pseudoplatanusAcer_palmatum_

Acer_palmatum_dissectumAcer_negundoAcer_argent_

                                                            L'Erable

Difficile de tous les citer ,car il existe environ 150 espèces. En voici donc quelques uns : dans l'ordre, Acer platanoides,Acer pseudoplatanus,Acer palmatum,Acer palmatum "dissectum",Acer negundo,Acer saccharinum. L'Erable possède une feuille simple (platanoides,pseudoplatanus...) ou composée(negundo..).ses bourgeons sont opposés. Ce sont des arbres très utilisés dans notre pays.

ALBIZIA_julibrissin

Arbre a soie(Albizia julibrissin)

Même s'il reste très apprécié pour sa floraison, son feuillage reste intéréssant.Il possède des bourgeons alternes, et une feuille composée de minuscules folioles,d'un vert clair.elles ont la particularitée de se replier la nuit.

bouleau

Le Bouleau (Betula pendula)

Un arbre très apprécié pour la couleur de son bois qui parfois s'épluche. Sa feuille n'est pas trés grande(3cm~), dentelée sur le contour et pointue a l'extrémitée. Ses bourgeons sont alternes et la feuille est simple.

Catalpa_bignonoides

Catalpa bignonoides (arbre aux cigares)

Il est difficille de le confondre en période de fuctification. Il possède des gousses de 20 à 40cm. sa feuille est large, épaisse mais souple , verte claire et de 20cm~.parfois ses feuilles se terminent en 2 ou 3 lobes pointus. Le catalpa est parfois confondu sans son fruit avec le Paulownia. Pourtant en s'approchant ,un détail est significatif: en effet ses bourgeons sont opposés et ses feuilles disposées par groupes de 3 autour du bois.

Chene_vert

Chêne vert (Quercus ilex)

Ce genre (Quercus) possède environ 600 espèces . Impossible donc de tous les citer. néanmoins il faut savoir qu'il existe des espèces persistantes comme le chêne vert ou le liège et d'autres caducs comme le chêne pédonculé.Le chêne vert possède des bourgeons alternes et feuilles simples. une couleur vert brillant au dessus et blanchâtre au dessous. Sur le même arbre on distinguera des feuilles lisses et certaines épineuses.

Quercus_roburQuercus_palustris

                 Quercus robur                                Quercus palustris

Voici 2 exemples de chênes à feuilles caducs. Le premier, le chêne pédonculé,très rencontré dans nos forêts. là encore une feuille simple et des bourgeons alternes. ces 2 arbres possèdent des feuilles aux lobes(parties arrondies aux extrémitées) très prononcés.

Crataegnus

Aubépine (crataegnus)

Ce petit arbre pourvu d'épines  possède des petites feuilles de 3cm~.ses bougeons sont alternes, et ses feuilles sont simples,possèdant 3 à 5 lobes. Il existe une aubepine à floraison blanche et une varieté à fleurs rouges('paul's scarlet').

davidia_involucrata

Arbre aux mouchoirs (Davidia Involucrata)

Voila un arbre bien curieux. Il possède une floraison mais son intérêt porte sur de longues bractées blanches de 15cm~. C'est un arbre caduc aux feuilles simples, vertes claires fortement nervurées et dentées. Ses bourgeons sont alternes . Cette période est vraiment spectaculaire.

Ginkgo_biloba

Ginkgo Biloba (Arbre aux 40 écus)

Cet arbre est aussi beau que son histoire est riche(rescapé de la bombe a hiroshima, il est symbole de vie). C'est un véritable fossile vivant. Il possède les caracteristiques des conifères et une famille a lui seul(ginkgoaceae).caduc au feuillage jaune d'or a l'automne (a voir absolument). ses feuilles sont simples en forme d'eventail. Attention aux pieds femelles dont le fruit sent très mauvais lorsqu'il pourrit.

Fraxinus_bourgeonsFr_ne

Fraxinus excelsior (Frêne)

Un arbre caduc facile à reconnaitre à ses bourgeons terminaux, gonflés et pointus, et le plus souvent de couleur noire. Il possède des feuilles composées de 9 à 15 folioles et des bourgeons opposées. Il est très repandu dans nos forêts.

DIOSPYROS_kakiDIOSPYROS_kaki_FRUIT

Diospyros Kaki (Plaqueminier)

Voici un arbre à ne pas louper au début de l'hiver pendant la fructification. c'est absolument superbe. De plus ses fruits sont excellents. Il possède des feuilles simples vertes luisantes assez epaisses et des bourgeons alternes.

DIOSPYROS_lotus_fruit

Diospyros Lotus (plaqueminier faux lotier)

Celui ci appartient à la même famille que le precédent (ebenaceae) mais se distingue par ces fruits plus petits et de couleur plus grisatre avec un gout âpre. Il faut attendre la pleine maturité pour le consommer.Sa feuille est simple et claire avec des nervures prononcées. Ses bourgeons sont alternes.

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Fagus Sylvatica (Hêtre)

Quel arbre majestueux! Il existe un hêtre au feuillage pourpre(fagus sylvatica purpurea). Si on s'approche, deux critères permettent de le reconnaitre . Le revers de sa feuille possède des poils et ses bourgeons sont allongés en forme de noyaux de dattes. Il possède des feuilles simples arrondies et ses bourgeons sont alternes.

THEME EN COURS D'EVOLUTION...

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30 août 2008

LES PLANTES UTILES

Depuis que le monde est monde, l’homme a apprit à reconnaître les plantes et à les classer selon leur utilité. En prenant exemple sur les animaux et en testant sur lui-même, il s’est aperçu que certaines plantes avaient d’autres propriétés que celles d’être nutritives. Ce savoir était une richesse bien gardée des tribus. Puis, peu à peu, en se sédentarisant et en se modernisant, l’homme a perdu ces connaissances. En Europe, c’est au moyen âge que les autorités mirent à disposition du peuple, des jardins d’herbes appelés : « jardins de simples ». Ils servaient  aux gens de basses classes « les simples », à se guérir des divers maux.

Cette notion de plante utile a malheureusement disparu des pays dit ‘très développés’.

Les herbes ont été qualifiées de « mauvaise », au profit des marchands d’herbicide. Or, nulle plante n’est mauvaise.

Le but de ce thème n’est pas d’énumérer toutes les plantes utiles qu’il existe. Cela n’aurait aucun intérêt, sachant qu’un français n’a pas les mêmes besoins qu’un amazonien ou qu’un chinois. De plus, la plupart des plantes d’utilité courante, a été transformée en médicament (ex : le saule = aspirine).

Nous allons voir des plantes adaptées à nos climats, leurs vertus, qu’elles soient médicinales ou aromatiques, ainsi que la façon de l’utiliser.

            L’Aigremoine Agrimonia eupatoria : aussi appelée « herbe de saint guillaume », on utilise les feuilles et les fleurs en infusion. Elle est efficace contre la toux, les maux de gorge et aide à la digestion.

Agrimonia

            L’Ail Allium : entièrement comestible, sans doute la plante aux mille vertus. Universelle et mystérieuse par sa large utilisation, elle fait partie intégrante des légendes. Chez Allium sativum, le bulbe renfermant les « gousses » est un tonique du sang. Chez Allium schoenoprasum (ciboulette) et A. fistulosum (ciboule), les feuilles sont utilisées en cuisine et aide à digérer. Elle n’a pas fini de nous étonner…

            L’Alchémille Alchemilla mollis : aussi appelée « manteau de Notre-Dame », on l’utilise en infusion pour les problèmes de menstruations (démangeaisons, retour de couche, ménopause…). En décoction, les feuilles luttent contre la diarrhée et l’acné.

Alchemilla_mollis

            Les Artemisia : regroupent plusieurs espèces connues. L’absinthe A. absinthium, longtemps utilisée en liqueur est aujourd’hui interdite. En infusion, elle aide la digestion, combat la fièvre et tonifie le foie. L’estragon A. dracunculus, utilisé en cuisine pour ses propriétés aromatiques, contient vitamines et sels minéraux. L’armoise A. vulgaris, aide la digestion, régularise la menstruation et est beaucoup utilisée en orient dans diverses cultures.

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     La Camomille romaine Chamaemelum nobile : en tisane, les fleurs séchées aident la digestion et sont sédatives. Elles calment les enfants agités, combattent indigestions, nausées, cauchemars et insomnie.

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            Le Fenouil Foeniculum vulgare : est une plante aux saveurs d’anis. Les graines sont bonnes à mâcher pour adoucir l’haleine ou tromper la faim. On peut aussi les infuser pour lutter contre la constipation, faire monter le lait maternel ou régulariser les menstruations. Le fenouil contribuerait à la guérison d’un foie dégradé par l’alcool. Les feuilles sont un tonique de la mémoire et du cerveau.

Fenouil

            La Mélisse Melissa officinalis : aussi appelée Citronelle, elle aromatise plats, huiles et liqueurs. La tisane relaxante a des propriétés sédatives, calme maux de tête et nausées.

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            Les Menthes Mentha sp. : ont un fort pouvoir aromatique. Très utilisées dans les pays arabe, elles entrent dans la composition des thés et parfument plats orientaux. Elles facilitent la digestion et réduisent les flatulences. Il en existe des centaines de variétés.

            Les Origanums : connus sous le nom d’origan ou marjolaine, ils sont essentiellement utilisés pour leurs propriétés aromatiques. Le grand origan entre dans la composition des herbes de provence (avec le thym, le romarin, la sariette et le basilic).

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            La Primevère officinale Primula veris : appelée également « coucou », ses fleurs s’administre en tisane pour lutter contre la tension, maux de tête et rhume.

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            Le Raifort Armoracia rusticana : est utilisé pour ses feuilles et sa racine. Cette dernière stimule la digestion, soulage l’inflammation des gencives et contient vitamines et sels minéraux. On peut la consommer crue en salade et râpée. Astuce : pour pas que la racine ne durcisse, arrosez abondamment en période sèche.

Raifort

Voilà quelques exemples de plantes que l’on peut rencontrer dans la nature ou que l’on a dans son jardin. La liste est longue et mériterait d’être étoffée. Il existe cependant des ouvrages consacrés aux plantes utiles ou médicinales.

Ce qu’il faut retenir, c’est que chaque herbe à des propriétés. Qu’elles soient nutritives, toxiques, aromatiques, urticantes ou calmantes, les plantes sont indispensables à notre survie.

Attention tout de même à ne pas jouer à l’apprenti sorcier, car certaines d’entre elles, mal utilisées, peuvent être mortelles. Alors, renseignez-vous bien avant de vous lancer dans une phytothérapie.

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14 mai 2008

LES HAIES

Les haies sont omniprésentes dans nos jardins, à tort ou à raison. Nous allons voir ensemble l’utilité des haies et tout ce qu’il faut savoir pour une réalisation pertinente.

Avant de se lancer dans la plantation d’une haie, il faut savoir pour quelle raison vous la plantez. Voici quelques exemples de haies :

-         brise venthaie_libre

-         barrière visuelle

-         barrière phonique

-         décoratives

-         champêtres

-         taillées

-         libres

-         défensives

Quel que soit votre choix, il y a des règles à respecter. Par exemple, pour une haie brise-vent, il faudra choisir des végétaux qui ne fassent pas bloc au vent. On les disposera de sorte qu’ils filtrent le vent. Car une haie trop hermétique, donne un effet de turbulence au lieu de l’effet désiré. Les haies sont souvent utilisées comme barrière visuelle. Un jardin exposé au regard d’un voisin, ou qui donne sur une rue passante mérite d’être masqué par une haie. Mais attention à la réglementation. Si vos arbustes sont plantés à moins de deux mètres de la limite entre votre voisin et vous, ils devront être taillés régulièrement à la hauteur maximum de deux mètres. Si cela n’est pas le cas, votre voisin pourra demander l’arrachage de votre haie (sauf si elle a plus de 30 ans).

Une haie à également des propriétés phoniques, utile lorsqu’on se trouve près d’une route. Elle permet d’atténuer le bruit d’environ 8db/mètre d’épaisseur.

Pour chaque type de haie, il faudra respecter des distances de plantations.

haie_taillee

Pour bien commencer :

Si vous avez un petit jardin, qui est en plus vulnérable aux regards extérieurs, vous pouvez planter à 70cm de la clôture, pas moins. Mais, attention à l’entretien qui sera soutenu. Plantez ensuite les végétaux tous les 90cm (pour une haie compacte rapidement) à 1,10m.

Si vous avez un jardin plus grand, l’idéal est de planter de 90cm à 2m de la clôture et de 90cm à 1,50m d’intervalle.

Enfin, si votre jardin est spacieux, deux possibilités :

            - soit vous plantez à moins de deux mètres et vous aurez intérêt à être un pro de la      taille et à aimer ça.

            - soit vous plantez à deux mètres et vous opterez pour une haie libre dont vous n’aurez           quasiment aucun entretien.

Haie taillée ou libre :

Comme nous vous l’avons dit plus haut, faites attention de ne pas devenir esclave de votre haie, ainsi qu’à la réglementation pour éviter les guerres de voisinages. Une haie libre à quand même plus de charme qu’un mur vert. Mais il faut avouer qu’une haie bien taillée fait aussi son effet. Alors, tout dépendra du temps que vous aurez à consacrer à votre haie.

Si vous optez pour une haie libre, nous vous conseillons de la planter sur deux rangs en quinconce. Sur le premier rang, plantez à 2m de la clôture et à 1,20m d’intervalle. Sur le second, plantez à 80cm du premier des variétés plus compactes. Votre haie ne ressemblera à aucune autre et aura un effet très spectaculaire.

Choix des végétaux :

Le type de haie détermine également le choix des végétaux. Pour un écran visuel, on sélectionnera des persistants ou 2/3 persistant pour 1/3 caduc.

Bien sur, vous choisirez des végétaux adaptés au sol de votre jardin et à l’exposition.

Nous vous conseillons fortement de varier les essences. Nous n’allons pas revenir sur le cas du thuya que tout le monde connaît, mais cela nous sert de leçon pour ne plus planter qu’une seule variété. De plus, en variant les espèces, nous augmentons l’effet visuel toute l’année. Essayez aussi d’inclure des arbustes à fructification remarquable, qui serviront de garde-manger aux oiseaux pendant l’hiver.

Voici quelques arbustes :

(Se reporter aux thèmes « choisissons nos arbustes » et « les arbustes de nos jardins »)

Arbustes supportant la sécheresse :

-         l’alaterne Rhamnus alaternus

-         les buddleias

-         l’éléagnus Elaeagnus x ebbingei

-         l’arbre à perruques Cotinus coggygria

-         l’amélanchier Amelanchier canadensis

-         les spirées

-         le vitex Vitex agnus-castus

Arbustes à planter à l’ombre :

-         le laurier du Portugal Prunus lusitanica

-         le chèvrefeuille d’hiver Lonicera fragrantissima

-         le buisson de perles Exochorda racemosa

-         la filaire Phillyrea angustifolia

-         les osmanthes

Arbustes à fruits décoratifs :

-         l’aronie Aronia melanocarpa

-         le sénéçon en arbre Baccharis halimifolia

-         les berberis

-         l’arbuste aux bonbons Callicarpa bodinieri

-         le baguenodier Colutea arborescens

-         les cotonéasters

-         le rhodotypos Rhodotypos kerrioïdes

Voilà, tous les ingrédients sont réunis pour composer une haie à votre goût tout en respectant les bases élémentaires.

Nous pouvons également vous aider à réaliser votre haie sur mesure, en nous envoyant un message dans « commentaires ».

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30 avril 2008

LES MALADIES ET RAVAGEURS DE NOS JARDINS

Il n’est pas rare au cours de la saison d’observer certaines maladies sur nos végétaux causées, le plus souvent par un champignon ou un insecte.

Tous ces phénomènes ne sont pas systématiquement  irréversibles. Il est important d’établir un seuil de tolérance. En effet, 2 ou 3 feuilles noircies n’ont jamais tué un arbuste. Par contre il est indispensable de connaitre la nature de la maladie afin de la traiter efficacement.

Le but n’étant pas de dresser une liste complète des maladies existantes mais plutôt de cibler les plus courantes afin de lutter contre celles-ci, si toute fois cela s’impose.

LES INSECTES RAVAGEURS :

                                                                  

Le puceron :

Pucerons_Poirier_1pucerons

Il existe des pucerons de couleurs multiples (verts, noirs, cendrés, blancs…) et tous les végétaux sont concernés

Ex : le puceron vert du pécher, le puceron cendré du chou, puceron noir sur le cerisier, l’hibiscus, le seringat, le puceron blanc du fraisier…..

Les pucerons possèdent un appareil buccal de type piqueur. Certaines espèces sont hautement nuisibles comme le puceron de la vigne (phylloxera).

Ces insectes sont nuisibles de 2 façons : par prélèvement de sève et affaiblissement de la plante, ainsi qu’en excrétant un miellat favorisant l’apparition d’un champignon « la fumagine »de couleur noire qui freine le processus de la photosynthèse. Chez certaines plantes on observe la formation de galles qui est une réaction du végétal à l’agression.

Les pullulations de pucerons sont favorisées par les hivers doux, les étés secs et la présence de mauvaises herbes.

Méthodes de lutte : il existe des prédateurs très actifs, larves et adultes de Chrysopes, Coccinelles, Syrphes et Cécidomyies. L’élevage de ces auxiliaires est indispensable pour la culture en serre.

La gestion est plus difficile en extérieur.

Pensez à détruire les mauvaises herbes voisines afin d’éliminer toutes formes hivernantes de pucerons (larves).

Il existe un traitement naturel à base de fougère qui doit macérer ¾ jrs puis être utilisé dilué à 20%. La macération d’ail est, elle aussi efficace. Le savon noir peut être utilisé avant la prolifération.

Dans le cas de la vigne on sélectionne même des variétés plus tolérantes aux pucerons.

Plus que tout, la lutte chimique doit être raisonnée en fonction de la population présente car cet insecte a une faculté d’adaptation aux pesticides.

La cochenille :

Cochenille_floconneuse_de_la_vigneovisacs_Cochenille

cochenille_farineuse

Les cochenilles sont parmi les espèces les plus nuisibles aux cultures. Ce sont des insectes piqueurs avec un stylet très long. Elles tiennent sur les 2 faces des feuilles et sur les rameaux.

Les œufs sont pondus sous leur corps ou groupés en ‘ovisacs’.

Les dégats occasionnés sont lents mais souvent irréversibles. Chaleur et sécheresse favorisent leur prolifération.

On distingue 3 types de cochenilles : à corps mou, à carapace, à bouclier.

Méthodes de lutte : une méthode efficace consiste à éliminer (taille) et à détruire (brulage) durant l’hiver les rameaux les plus envahis.

L’introduction de coccinelles prédatrices se révèle particulièrement efficace car friandes des larves de cochenilles.

La lutte chimique est techniquement au point. Attention néanmoins à ne pas détruire les prédateurs naturels .Des traitements d’hiver se révèlent plutôt efficaces.

Les aleurodes:

aleurodes

Recouvertes d’une fine poussière blanche au niveau des ailes, les Aleurodes improprement appelées mouches blanches sont fréquentes dans les cultures en serre notamment sur les plantes ornementales. Elles affectionnent l’atmosphère chaude.

Les adultes sont peu nuisibles. Ils se tiennent sur la face inferieure des feuilles .Les femelles y pondent leurs œufs. Le développement des larves nuit aux végétaux par leurs piqures d’alimentation et l’apparition de fumagine.

Méthodes de lutte : des pièges à glu sont nécessaires pour la détection des 1ers insectes et leur destruction précoce. Plusieurs prédateurs sont utilisablesEncarsia Formosa(petite guêpe) dont la larve se développe dans celle de l’aleurode pour s’en nourrir. Peut être utilisé aussi une punaisemacrolophus caliginosuset la coccinelledelphastus

Une lutte chimique est possible et doit être menée durant tout le cycle soit 1 mois environ. Appliquez le produit sous les feuilles tôt le matin lorsque l’insecte est au repos.

Les acariens:

araignee_rouge

Malgré leur petite taille ; - de 1mm, les acariens peuvent provoquer des dégâts graves sur les plantes, tant en plein air que sous abri.

Les symptômes sont caractéristiques : décolorations, bronzage, chute des feuilles et retard de croissance, résultats des cellules vidées par l’acarien. Sa prolifération est favorisée par une température élevée et une faible humidité.  Les larves et adultes se tiennent le plus souvent à la face inferieure des feuilles.

Méthodes de lutte : sous abris, le bassinage peut freiner les populations d’acariens. En extérieur, il existe de nombreux prédateurs ; punaises, coccinelles, syrphes, cécidomyies donc attention aux traitements chimiques inutiles afin de les préserver. L’alternance des matières actives est indispensable pour éviter toute forme de résistance.

Les coléoptères :

taupins_agriotes_hannetons

                 Taupin                                               Hanneton

scarabee

                Scarabée                                                

cetoine

                                                                                    Cétoine

charancon

                                                              Charancon

Les coléoptères se reconnaissent avec leurs 2 paires d’ailes dont les antérieures sont durcies. Leur appareil buccal est de type broyeur. On observe la destruction des feuilles par morsures. Attention tous les coléoptères ne sont pas nuisibles. Les plus dangereux sont le Hanneton, taupin, charançon, cétoine du rosier, doryphore de la pomme de terre, le scolyte de l’orme…

Méthodes de lutte :

Le travail du sol (bêchage, binage, sarclage) expose au rayonnement solaire et aux prédateurs les jeunes larves et les œufs de coléoptères sensibles aux facteurs climatiques. Taillez et brulez les rameaux sévèrement  parasités.

Des traitements insecticides sont possibles sur les adultes en utilisant des produits de contact. Quelques matières actives ; toxaphene, endosulfan, phosalone…

Les chenilles :

degats_chenillechenille_du_pin

Les chenilles sont des larves de lépidoptères communément appelés « papillons ».

Elles possèdent des pièces buccales broyeuses, qui expliquent les dégâts occasionnés aux plantes. Elles se nymphosent sur la plante ou au sol avec ou sans cocon.

On peut citer les plus connues comme la mineuse du pécher, pyrale du groseiller, carpocapse du pommier, la tordeuse du rosier, zeuzère, phalène du pin, la noctuelle, processionnaire du pin et du chêne, le bombyx du saule, piéride du chou et bien d’autres encore...

Les attaques se portent sur le feuillage et le collet des plantes, allant jusqu'à la défoliation.

Méthodes de lutte :

Des préparations biologiques sont disponibles et efficaces. A base de souches de bactéries spécifiques aux larves de lépidoptères (le bacillus thuringiens) actives par ingestions et inoffensives pour l’homme et les animaux ainsi préservant la faune utile, comme les abeilles. Pour être efficace, le traitement doit être répété pendant plusieurs années.

Il existe des pièges  à phéromones agissant sur la confusion sexuelle et perturbant la reproduction.

La cicadelle:

cicadelle_du_rhododendron

cicadelle_du_rhododendron2

Ce sont de petits insectes verdâtres qui bondissent dès qu'on les dérange. Les cicadelles aspirent la sève sur la face inférieure des feuilles, qui prennent un aspect roussi ou moucheté. Les adultes et les nymphes transmettent des viroses aux plantes par leurs morsures aux feuilles.

De nombreuses espèces annuelles sont attaquées, en particulier le delphinium, la rose trémière, le lupin, le tagète et le zinnia, mais aussi les arbustes comme le rhododendron et le rosier.

Si le seuil de tolérance est dépassé un traitement chimique s’impose.

   

LES MALADIES CRYPTOGAMIQUES (champignons) :

La pourriture grise :

pourriture_grise_Botrytis_

Due au « botrytis cinerea » ce champignon est très présent lors de la floraison en période chaude et pluvieuse et peut détruire les organes floraux. Les symptômes : boutons qui brunissent et qui se couvrent d’un duvet grisâtre.

La maladie de la toile : due aussi au « botrytis » se développe sur le terreau des semis et sur les jeunes plantules. Ceux-ci dessèchent et meurent.

On le rencontre souvent sur les rosiers, chrysanthèmes, dahlias, fraisiers…

Méthodes de lutte : Agir préventivement permet bien souvent de réduire l’importance de ce champignon. Sous serre, évitez les excès d’humidité et l’air confiné en moyennant chauffage et aération. En plein air éliminez les boutons fanés. Il est possible d’utiliser des décoctions d’ail sur « botrytis »en curatif.

La lutte chimique est envisageable en cas d’attaque trop lourde. Les matières actives sont nombreuses : prochloraze, pyrimethanil, zinebe, iprodione…

La rouille :

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Cette maladie est due à « phragmidium mucronatum » et peut occasionner de graves defoliations.

Les 1er signes de la rouille s’observe au printemps (car il commence a faire doux mais encore humide), sur la face inferieure des feuilles par mouchetures oranges.

Méthodes de lutte :

Des décoctions de prèle sont utilisables à titre préventif. L’ail, lui peut être utilisé a titre curatif.

Pensez à éliminer les feuilles touchées ou mortes et à les bruler.

La lutte chimique est possible. Il faut bien pulvériser les faces inferieures des feuilles. Quelques matières actives ; propiconazole, myclobutanil, bitertanol.

La tache noire :

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Cette maladie est due à « marssonina » et peut entrainer la défloration totale du végétal, Très courant chez le rosier. Les feuilles se couvrent de taches arrondies noirâtres. La période favorable est un temps froid et pluvieux

Méthodes de lutte : Réalisez vos arrosages avec prudence en évitant le feuillage.

Là aussi, des décoctions de prèle a titre préventif peuvent être utilisées.

Pour être efficace, la lutte chimique doit être renouvelée tout les 7 à 10 jrs. Quelques matières actives ; manébe, myclobutanil, soufre, triforine, propiconazole…

L’oïdium :

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Cette maladie est due a « sphaerotheca pannosa ».Elle provoque des dégâts en serre et en extérieur. Elle prend l’apparence d’un feutrage blanc sur les feuilles, pédoncules et boutons floraux. Les parties touchées se déforment et tombent prématurément. Ce champignon hiverne sous forme de mycélium et se développe au printemps une douceur relative et une forte humidité favorise son activité.

Méthodes de lutte : Des décoctions de racines d’orties ou de l’extrait fermenté de feuilles de sureau noir peuvent être utilisées sur l’oïdium.

La lutte chimique peu enreiller la maladie. Quelques matières actives : biternanol , pubirimate, dinocap, fenarimol, pyrifenox, propiconazole…

Le phytophtora :

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La pourriture des racines et de la tige due à « phytophtora cinnamomi » est une maladie qui affecte certains conifères (chamaecyparis lawsoniana, thuya plicata, taxus baccata..) et quelques plantes acidophiles (rhododendron, azalea, Erica, péris…).

L’homme est le principal vecteur de cette maladie qui fait beaucoup de ravages en pépinières. L’utilisation de conteneurs en plastique noir (échauffement des substrats) et des films de paillage du sol (contamination par l’eau résiduelle) sont les principaux facteurs.

On observe une décoloration du feuillage, qui rougit, puis flétrit et tombe. (Rhododendron). Chez le conifère, les racines et le collet sont envahis de pourriture associé à des plaies chancreuses.ces 1er symptômes sont visibles en période de secheresse.les plantes peuvent dépérir rapidement.

Méthodes de lutte : Arrosage modéré, substrats ou sols drainants. Limitez les échauffements en suppriment les paillages plastiques et en utilisant des pots de teinte claire. Détruire toutes les plantes malades. Ne cultivez pas successivement au même endroit des plantes sensibles.

La désinfection du sol et du substrat à la vapeur ou au bromure de méthyle est recommandée avant plantation.

Les fongicides ( à base de phoséthyl-al, furaxyl) à titre préventif incorporés en arrosage au pied des plantes sont possibles

Le mildiou :

mildiou_tomate

Cette maladie est due à « peronospora sparsa ». On la rencontre fréquemment dans nos potagers. Nos tomates sont souvent touchées en fin de saison. Elle n’épargne pas les cultures en serre.

L’excès d’eau favorise l’apparition de ce champignon.

Reconnaissable à ses taches régulières pourpres à marron foncés sur les feuilles qui flétrissent et se nécrosent

Méthodes de lutte : Evitez l’excès d’arrosage et ne pas toucher le feuillage.

En cas de fortes attaques les traitements chimiques doivent être hebdomadaires. Quelques matieres actives ; zinebe, mancozebe, folpel, captane, métalaxil.

Le feu bactérien :

feu_bacterien

La bactérie provoque aussi des dégâts conséquents chez les plantes. Elle se trouve de forme très variées avec des dégâts caractéristiques ; galles, pourritures molles, flétrissements, tumeurs et excroissances, nécroses des parties aériennes.

Le feu bactérien des rosacées (erwinia) s’attaque aux ‘pomoïdae’ sur le pyrus, cotoneaster, pyracantha, aubépine, malus, sorbus.

Les 1er symptômes apparaissent à la floraison . On constate un desséchement des inflorescences et brunissement des feuilles.

La lutte chimique est aujourd’hui inopérante. Des dispositions réglementaires des pouvoirs publics interdisent la culture des plantes sensibles. Par ex ; l’aubépine, certain cotonéaster  ‘salicifolia’ ‘waterri’, pyracantha ‘roehm’ certain pyrus et malus.

Vous voici maintenant mieux renseigné sur les maladies et insectes que vous verrez le plus souvent dans vos jardins. Apprenez à observer vos plantes afin de mieux cerner leurs besoins .

Sachez que le traitement chimique n’est pas une obligation et doit être l’ultime recourt. Nous  appelons cela la lutte raisonnée. Toute application non adaptée peut avoir une incidence sur nos prédateurs naturels. Il existe toujours un moyen mécanique ou ‘bio’ (comme vu + haut) afin de limiter le dépérissement des arbustes.

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09 mars 2008

LES BISANNUELLES

Lorsque l’on parle de plantes à massifs on pense bien sur au estivales dont le choix est multiple. Néanmoins ne négligeons pas les bisannuelles qui nous garantissent de la couleur dans nos jardins tout l’hiver.

Les bisannuelles sont des plantes à massifs, dont le cycle végétatif s’étale sur deux années civiles. Elles sont semées en général de fin juin à mi aout. La première année, elles font des feuilles appelées « Rosettes », fleurissent la 2eme année (pendant l’hiver et au cours du printemps) puis font des graines et meurent.

Pour simplifier les choses, on retiendra que sont nommées :

Vivaces, plantes qui ne meurent pas,

Bisannuelles, plantes cultivées de l’automne au printemps puis meurent la 2eme année

Annuelles, plantes cultivées du printemps à l’automne et mourant également.

Malheureusement il y a peu de bisannuelles. Afin de remédier à ce manque on cultive certaines vivaces, pour élargir notre choix de plantation.

Dans une décoration florale d’hiver, on peut également associer aux bisannuelles : des bulbes : tulipes, narcisses, jacinthes….

Vous pouvez aussi insérer quelques arbustes aux bois colorés comme les cornus, le saule ou certains rubus. Voir même aux bois tortueux comme le corylus tortuosa ou certains fusains.

Bisannuelles courantes :

-           Campanule medium

-           Chou d’ornement

-           Digitale

-           Giroflée (Matthiola, Erysimum)

-           Lunaire (Monnaie du Pape)

-           Myosotis

-           Pâquerette

-           Pensée

-           Violette cornue

Bisannuelles moins courantes :

-           Buglosse

-           Cynoglosse amabile (Langue de chien)

-           Vipérine

-           Œnothère

-           Silène (annuelle rustique)

Vivaces utilisées comme bisannuelles :

-           Primevère

-           Œillet de poète

-           Pavot

-           Cinéraire maritime

Ne plantez pas trop tard dans la saison vos bisannuelles, afin que les racines puissent bien s’installer lorsque le sol n’est pas encore trop froid. (L’apport d’engrais n’est pas indispensable).Ceci favorisant le bon développement de vos plantes. Mi octobre à début novembre est la période idéale.

Nous avons mis à votre disposition un petit album photos. Faites votre choix et bonne plantation.

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BIBLIOGRAPHIE

Voici l'essentiel des livres qu'un bon jardinier doit avoir...

N'hésitez pas à nous communiquer les livres qui valent le détour.

La bibliothèque du jardinier :

-         Le guide Clause Vilmorin du jardin, c’est un indispensable, il est très complet avec 800 espèces végétales. Prix conseillé : 36€

-         Guide des végétaux d’ornement et fruitiers (Horticolor), c’est un très bon guide pour choisir ses végétaux, il y a de belles photos, il est clair et explicite. Prix conseillé : 42€ (difficile à trouver car souvent indisponible, essayez sur des sites de ventes d’occasion comme ebay ou priceminister, 25€)

-         La collection « L’œil nature » (Bordas ou Larousse), très bonne collection de petits livre facile à transporter dont : Les arbustes et plantes grimpantes, Les fleurs et plantes vivaces, Les fleurs sauvages, Les arbres, Les plantes aromatiques et médicinales et Les fleurs de méditerranée. Prix conseillé : 24€

-         La taille raisonnée des arbustes d’ornement (Ulmer), très bel ouvrage de Pascal Prieur qui traite la taille d’arbustes de façon remarquable, incontournable. Prix conseillé : 35€

-   Encyclopédie pratique du jardin (Hachette), bon raport qualité/prix : 25€

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04 février 2008

LE JARDINAGE "DURABLE"

Certains appelleront ça du jardinage « durable » ou bien « écologique » ou encore « tendance », mais peu importe le terme que l’on emploie, il y a bien une révolution dans les jardins. Les faits sont là : la nature change due au réchauffement climatique, les plantes sont malmenées et nous le devons à nous même.

Quelques uns d’entre vous se disent peut-être que c’est exagéré, que même dans son jardin on ne peut plus faire ce que l’on veut. Alors la réponse serait de dire que le jardinier compose, sculpte, qu’il est là pour prévenir les maladies et les ravageurs dans son jardin mais il ne faut pas oublier que le jardinier est avant tout un observateur.

Bien connaître son jardin c’est bien connaître ses besoins.

Et quand en plus il y a un impact sur l’environnement, il est primordial d’y remédier au plus tôt en raisonnant nos actions et en se posant les bonnes questions :

« J’aime bien cette plante ! » MAIS

-         Quels sont ses besoins en eau ?

-         Quelle est sa rusticité ?

-         Est-elle résistante aux maladies ?

-         Lui connaît-on un ravageur récurrent ?

-         Quelle terre affectionne-t-elle ?

-         Quel volume prendra-t-elle une fois adulte ?

Autant de questions qu’il faut maîtriser dans l’intérêt de la plante et dans l’intérêt de tous.

Terre

La biodiversité, un équilibre avant tout !

La biodiversité, c’est l’ensemble des êtres vivants sur la planète, végétal et animal. Le « et » est très important puisque l’un ne va pas sans l’autre. Si on supprime une espèce végétale, c’est une espèce animale qui est menacée et vice versa.

En trente ans, nous avons perdu environ 30 % de notre biodiversité.

A ce jour, 1 espèce disparaît toutes les 18 minutes.

Alors qu’est ce que les jardiniers ont à voir avec ça ?

Peut-être pas grand-chose, mais il faut savoir que des espèces végétales exotiques se sont ressemées et ont proliféré dans les milieux naturels où elles en menacent leur équilibre et parfois même leur existence. Certains mobiliers de jardin qui contiennent des métaux lourds ont un impact direct sur l’environnement. Les jardiniers consomment plus de pesticides que les agriculteurs et sont, par conséquent, responsables de certains nitrates dans les nappes.

Alors oui, le jardinier a un rôle à jouer sur le plan environnemental.

On peut toujours continuer notre chemin en se disant que les prochains ramasseront les pots cassés, mais « les prochains » sont qui ? Ce sont nos enfants, et il faut savoir une chose, c’est que la nature réagit toujours à retardement. Nous payons donc pour nos parents et nos grands-parents et ainsi de suite. Alors, arrêtons nous un peu pour respirer le parfum des fleurs et faisons une chose, réfléchissons.

Ces quelques phrases sont peut-être un peu « cucu » et nous n’allons pas sauver le monde. Mais nous allons essayer de vous apporter quelques idées pour jardiner plus « durablement », « écologiquement », « biologiquement », mais surtout intelligemment.

Un jardin varié, un écosystème riche.

Ne sortez pas l’artillerie au moindre pucerons, ou à la première tâche sur une feuille. Le meilleur moyen pour éliminer les pucerons sur un bouton, c’est de les enlever à la main. Une maladie qui apparaît peut signifier que la plante n’est pas dans de bonnes conditions de cultures (manque ou excès d’eau, terre inappropriée, fertilisation inadaptée…)Coccinelle

Apprenez à associer les plantes et ainsi enrichir la biodiversité dans son jardin, car, rappelez-vous que tout est lié, plus vous augmenterez le nombre d’espèces végétales et plus le nombre d’espèces animales et notamment de prédateurs naturels (coccinelles, chrysopes, araignées…), seront présents dans votre jardin. Cela s’appelle, la lutte biologique intégrée.

 

Nous n’allons pas rentrer dans les détails mais considérez ces chiffres :

Les coccinelles et notamment leurs larves, consomment jusqu’à 60 pucerons par jour.

Les chilocorus, larves et adultes, consomment 20 à 40 cochenilles par jour.

Encore plus impressionnant, les larves de chrysopes consomment plus de 600 pucerons avant de se transformer en chrysalide.

Une végétation riche et variée sera un habitat idéal pour ses hôtes.

Mais, attention de ne pas planter côte à côte des végétaux aux exigences opposées.

L’observation

Nous vous avons dit plus haut qu’un jardinier est avant tout un observateur. Avant de sortir une bêche ou un sécateur, sortez plutôt une loupe et Loupefaites le tour du jardin. Prêtez attention à tout ce qui s’y passe.

Lors de l’acquisition d’un jardin, il est important de connaître son sol. Il n’est pas question de faire appel à un géologue ou un pédologue, observez simplement les plantes qui se développent à l’état sauvage. Ces plantes peuvent vous indiquer la nature ou la structure de votre sol, se sont des plantes indicatrices.

Voici quelques exemples :

Ajonc                          sol acide

Chardon                      sol sec

Prêle des champs         sol humide

L’important est de faire son analyse en fonction de plusieurs critères.

-      La colonisation majoritaire de telle ou telle plante

-      Plus longtemps le jardin était laissé à « l’abandon »,    plus l'observation est fiable

-      Tenez compte également de la texture du sol en manipulant la terre (sableux, argileux, limoneux…)

-      Puis délimitez les zones d’ombre et d’ensoleillement du jardin ainsi que le climat de la région

La gestion différenciée

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La gestion différenciée est une solution alternative au jardinage « Eco ». Comme tout, ce n’est pas une panacée, mais elle offre plusieurs avantages rationnels.

Tout d’abord, le retour à un jardinage réfléchi, dont la maîtrise demande des connaissances et une exigence ornementale raisonnable. « Passionnés de jardin à la française s’abstenir ! ».

Ensuite, elle est utile pour ne pas dire indispensable à la sauvegarde de notre biodiversité.

L’axe central de cette méthode est la gestion des tontes. Nous avons pris l’habitude de tondre régulièrement notre gazon comme il se doit. Mais c’est seulement dans un souci d’esthétisme que nous le faisons et parce que nous n’avons pas d’autre alternative. Grâce à la gestion différenciée, nous reconsidérons la tonte autrement. Il n’est pas utile de tondre TOUT son gazon une fois par semaine.

Alors délimitez sur votre pelouse, deux à quatre zones selon la surface.

Zone 1 : votre gazon est tondu régulièrement, c’est une zone d’agrément ou de détente.

Zone 2 : votre gazon est tondu environ une fois par mois, c’est une zone d’activité réduite ou d’agrément, elle subira très peu de traitement, vous pouvez y planter des bulbes par exemple.

Zone 3 : votre gazon est devenu une prairie, elle nécessite qu’une à deux fauches par an et aucune autre intervention. Vous pouvez y semer des annuelles qui l’embellira.

Zone 4 : cette zone n’est possible que dans les très grands jardins, c’est la lisière ou le sous bois. C’est une zone quasi sauvage laissée sous un bosquet d’arbre ou en bandes sinueuses ou périphérique.

Dans tous les cas, il conviendra de choisir les graines appropriées.

Cette gestion différenciée a pour avantage de réduire les temps de tonte puisque l’on peut alterner l’intervention sur les zones. Puis, de réduire les traitements inutiles et ainsi augmenter la biodiversité. L’inconvénient majeur est qu’il faudra s’équiper de nouveaux matériels pour entretenir son gazon (tondeuse à fléaux, débroussailleuse).

Mais nous avons quelques astuces : si vous ne possédez pas de tondeuse à fléaux (comme 99.9 % des particuliers), vous pouvez tondre la zone 2 en remontant la tondeuse au maximum, mais il faudra avoir une tondeuse puissante, donc thermique. Pour les zones 3 et 4 vous pouvez faire l’acquisition d’une faux qui sera moins coûteuse et moins polluante. Mais attention, c’est un outil difficile à utiliser et son stockage n’est pas facile et dangereux de par sa grande lame aiguisée.

La gestion de l’eau

Eau

 

Nous ne pouvions parler de jardin durable sans parler d’eau. Il convient de bien maîtriser l’eau dans son jardin. Comment ? Tout simplement, en pratiquant un jardinage rationnel et un arrosage raisonné. Respectez les périodes propices aux plantations (d’octobre à mai selon le temps). Renseignez-vous sur les exigences en eau des plantes que vous souhaitez (on ne le répètera jamais assez). Arrosez en fonction des besoins, pensez au système racinaire. Faites-vous installer un arrosage intégré. Essayez de récupérer et de stocker l’eau de pluie. Paillez aux pieds des plantes pour limiter l’évaporation.

Autant de geste au quotidien qui limitera considérablement le gaspillage de l’eau.

Déchets verts

La gestion des déchets verts peut se faire dans le jardin. En les compostant, ils deviendront un fertilisant 100% bio. Tout ou presque peut être composté. Tout ce qui provient du végétal : feuilles, gazon, bois broyé, cendre, épluchure ménagère, etc.…

Brassez le tas de compost de temps en temps et veillez à y incorporer les matières de façon équilibrée, par exemple, ne pas mettre que du gazon ou que des épluchures ou que du broya. Gardez une proportion C/N quasi équivalent. D’un côté C (carbone), ce qui est ligneux : broya de bois, feuilles et de l’autre N (azote), ce qui est herbacé : gazon, herbes, épluchure.

Compost

Désherbants

C’est un vrais casse-tête chinois que de trouver une solution pour ne plus désherber chimiquement. Si la solution de la méthode biologique s’applique pour les insecticides, il est moins évident de tirer des conclusions en ce qui concerne les herbicides. Les produits qu’on croyait inoffensifs pour l’environnement comme le glyphosate (Roundup), sont en réalité des poisons. Des études récentes ont démontré que le glyphosate restait dans le sol environ 60 ans et n’était pas complètement dégradé par les micro-organismes du sol. Même chose pour le 2-4D et le chlorate de soude, ce dernier étant interdit.

Alors que faire ? En tout cas, il faut savoir prendre du recule et être responsable et conscient de ses actes. Une mauvaise herbe n’est mauvaise que si elle n’est pas désirée. Il faut apprendre à être tolérant. Paillez les massifs permanents. Finalement, en prenant beaucoup de recule, le plus gênant est l’herbe des allées. Alors, pensez aux matériaux utilisés. N’hésitez pas à recharger en gravier ou autre, afin de rendre stérile le sol. Malheureusement il n’y a pas de solution miracle, il faut innover.

Refuges d’insectes

Pour conserver la biodiversité de son jardin et choyer les auxiliaires de cultures, il convient de leur donner un habitat. Mieux qu’un local phytosanitaireH_tel___auxiliaires et moins coûteux, les refuges à insectes seront une mine d’or contre les parasites.

Voici quelques idées de refuges :

Laissez quelques tas de branches en fagot pour les hérissons,

Mettez à environ un mètre du sol une boîte en bois remplie de paille et de brindilles pour les chrysopes,

Construisez un hôtel à auxiliaires,

Disposez un ou plusieurs tas de pierres ou de bois pour les lézards et les araignées

Conclusion

Nous espérons vous avoir éclairé sur l’importance du « jardin durable » sans toutefois avec des mots d’ordre, être passés pour des donneurs de leçon.

Seuls vous, pouvez tirer les conclusions. Rappelez-vous qu’un bon jardinier, c’est avant tout un bon observateur.

Rien ne saura altérer la passion et le respect de la nature à quelqu’un qui a prit conscience que sans celle-ci, il n’existerait pas…

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12 novembre 2007

CHOISISSONS NOS ARBUSTES

Quel plaisir de profiter de nos massifs d'arbustes avec leurs multiples floraisons de couleurs variées. Seulement,il n'est pas toujours évident de choisir. En effet plusieurs critères de choix sont à mettre en balance avant de faire vos achats.

Bien évidemment vous pouvez créer votre massif en fonction de la couleur de floraison (bleu,blanc,rose,rouge,jaune...)

Il est indispensable de connaitre la période de floraison des arbustes afin d'éviter un manque de fleurs au printemp ou en été.

Beaucoup d'arbustes peuvent etre utilisés pour leur feuillage. Ne les délaissez pas.

certains ont des floraison insignifiantes mais des fruits decoratifs magnifiques

Il existe des arbustes à floraison hivernale. à ne pas negliger.

votre choix peut aussi se porter sur des arbustes à floraison odorante voir des arbustes aromatiques ou à vertues medicinales.

Dressons une liste d'arbustes par categories que nous avons enumerés plus haut;

ARBUSTES A FLORAISON PRINTANIERE:

Fleurs blanches:

SPIREA vanhoutteispirea_vanhouttei

CHOISYA ternata

PHILADELPHUS coronarius

DEUTZIA scabra

EXOCHORDA macrantha

VIBURNUM plicatum

VIBURNUM opulus

EXOCHORDA macrantha

Fleurs bleues:12960086_p

CEANOTHUS thyrsiflorus

SYRINGA vulgaris

Fleurs jaunes:fremontodendron2

FORSYTHIA intermedia

KERRIA japonica

CORONILLA emerus

MAHONIA aquifolium

FREMONTODENDRON californicum

Fleurs roses:kolkwitzia

RIBES sanguineum

CORNUS florida

TAMARIX parviflora

KOLKWITZIA amabilis

WEIGELIA

Fleurs rouges:camelia_fleur

AZALEA

RHODODENDRON

CAMELIA japonica

FUCHSIA magellanica

CHAENOMELES japonica

      

ARBUSTES A FLORAISON ESTIVALE:

                                                           12959936_p

ARALIA spinosa,floraison blanche 

      

DEUTZIA crenata, floraison blanche

ABELIA grandiflora, floraison blanc rosé

ESCALLONIA rubra, floraison blanc/rose

POTENTILLA fructicosa, floraison jaune

HIBISCUS syriacus, floraison blanc/bleu/violet....

BUDDLEIA davidii, floraison blanc/violet/bleu/rose...hibisfleur

PEROVSKIA atriplicifolia, floraison bleu

CARYOPTERIS mastachantus, floraison bleu   

SPIREA japonica, floraison rose

HYPERICUM x hidcote, floraison jaune

TAMARIX pendentra, floraison rose

VITEX agnus-castus floraison bleu/blanc

ARBUSTES A FLORAISON HIVERNALE:

GARRYA elliptica                                      Hamamelis_

CHIMONANTHUS praecox, floraison jaune

HAMAMELIS mollis, floraison jaune orangé

MAHONIA X media, floraison jaune

VIBURNUM tinus, floraison blanche

VIBURNUM X bodnantense, floraison rose

LONICERA fragentissima, floraison rose

ARBUSTES A FRUITS DECORATIFS:

PYRACANTHA coccinea         callicarpa

SYMPHORICARPOS alba

ILEX aquifolium

RHODOTYPOS kerrioides

EUONYMUS europaeus

BERBERIS darwinii

CALLIPARPA bodinieri                                symphorine

COTONEASTER lactea,salisifolia,franchetti

VIBURNUM odoratissimum,tinus,opulus

ROSA rugosa

ARBUSTES UTILISES POUR LEUR FEUILLAGE:

AUCUBA japonica

BERBERIS thunbergii

     cornus_alba 

PHOTINIA X fraseri

NANDINA domestica

CORNUS alba

ELEAGNUS pungens macculata

EUONYMUS duc d'anjou, president gauthier

FLORAISONS ODORANTES:

CHOISYA ternata                Glycines

VIBURNUM bodnantense

SYRINGA vulgaris

PHILADELPHUS coronarius

LONICERA tatarica

JASMINUM officinalis

WISTERIA floribunda

CEANOTHUS

BUDDLEIA davidii

OSMANTHUS X burkwoodii

PRUNUS laurocerasus

Voici donc quelques idées qui vous permettrons d'embellir votre massif. Et maintenant a vous de choisir.....

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EN NOVEMBRE PENSER A

-Plantation de vos nouveaux arbustes ou arbres (penser aux cuvettes pour l'arrosage)

-Création de massifs d'arbustes

-Nettoyage des massifs de vivaces. Supprimer les parties aériennes fanées.

-Division des touffes de vivaces (hostas,hémérocalles,géraniums....)

-Ramassage des feuilles sur les pelouses (vous pouvez inserer vos feuilles mortes dans vos massifs d'arbustes )

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EN OCTOBRE PENSER A

-Arrachage des plantations de massifs d'annuelles. préparation du sol (bechage...) pour la plantation des bisannuelles.

-Choix des plantes et plantation des bisannuelles + arrosage.

-Plantation de bulbes (tulipes,jacinthes,narcisses....).

-Taille de nettoyage des rosiers buissons.

-Rentrer s'il fait froid les plantes gélives (pelargoniums..agrumes,neriums...).

-Continuer la taille des haies si vous n'avez pas fini.

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